face à la violence

La paix est-elle un combat?

« Pensez-vous que ce soit la paix que je suis venu mettre sur la terre? non je vous le dis, mais plutôt la division »  dans l’évangile selon saint Luc 12/ 51, et dans Matthieu 11/12: « Depuis les jours de Jean le Baptiste et jusqu’à présent, le royaume de Dieu souffre violence et les violents s’en emparent »  mais aussi Matthieu 5 /38: ………..

Ces versets ont nourri la méditation de générations succéssives confrontées à des situations de conflits, en temps de guerre, mais aussi en temps de paix:  les conflits sont partie de la vie, les conflits violents dans les guerres, la terreur, mais aussi les conflits discrets dans les relations quotidiennes, familiales ou sociales.

Les conflits sont l’expression neutre d’une divergence de vue ou d’intérêt. C’est la façon de les affronter, pour les résoudre ou non, qui fera paix ou déchirures.

Les non-violents ont choisi de n’opposer « que » la parole ou la présence muette, la manifestation pacifique aux horreurs de la guerre et de l’injustice.  C’est une philosophie politique de l’action, celle choisie par Ghandi et Martin Luther King et bien d’autres.

D’autres agissent en amont: par l’éducation à la communication non-violente, ils apprennent à échanger, dans les conflits nécessaires, de façon à s’écouter les uns les autres, à éviter de blesser dans l’expression de ses opinions, tout en maintenant son point de vue, jusqu’à obtenir une médiation ou un consensus. C’est un courant aujourd’hui défendu par le réseau CNV (communication Non Violente) qui propose des formations de médiateurs et d’éducateurs. c’est aussi la philosophie de l’Arche de Lanza del vasto  (le site ici), parmi tant d’autres.

La communauté de Sant’ Eggidio, inspirée de Saint François d’Assises et de Vatican II, a fait du dialogue diplomatique le complément logique de son engagement auprès des pauvres.

Emmanuel Mounier et la revue ESPRIT, l’association Vie Nouvelle, ont également un engagement citoyen pour la Paix.