Témoignages…

Témoignages de Paix lors de l’ anniversaire du débarquement: 

Jürgen:                        

« Ce n’est pas facile pour un Allemand d’être confronté avec tous les crimes cruels que les nazis ont faits en Normandie.   Né, 7 ans après la guerre, je ressens un malaise malgré moi.

Aujourd’hui, je demande pardon à toutes les victimes au nom de la nouvelle Allemagne.

Grâce au jumelage de la commune de Saint­Pierre­sur­Dives (Calvados) et de Kleinwallstadt (Bavière), je visite régulièrement la Normandie. J’y ai trouvé un accueil chaleureux, maintenant je me suis fait beaucoup d’amis. Depuis 2000, je suis marié à une française, native de Normandie. Ce mariage Franco­allemand nous a apporté une seconde famille à chacun, et ceci nous enrichit beaucoup.

J’ai eu le bonheur d’être invité 2 semaines dans la famille de ma femme, qui réside à Saint­Martin­de­Varreville (Manche). Au cœur de cette région historique, j’ai vécu des moments très forts. J’ai pu vivre à ma façon cette terrible époque de terreur, par toutes les cérémonies célébrées et la visite de tous les musées. J’ai eu l’honneur de parler avec beaucoup de français et d’autres nations (Américains, Anglais et Belges).

Tous ces contacts, m’ont aidé à comprendre toute cette douloureuse histoire. Lors de la cérémonie à l’ex camp de prisonniers allemands à Foucarville j’ai rencontré une charmante femme, qui a vécu la guerre et les nazis. J’ai été très ému, au point d’avoir les larmes aux yeux. Cette dame sachant que j’étais allemand, est venue vers moi, elle m’a donné une poignée de main en me disant que c’était la première fois qu’elle donnait la main à un Allemand. Ce poignant moment ne pourra jamais s’évacuer de ma mémoire.

J’attache une grande importance, à ce que la France et l’Allemagne créent une Europe de Liberté et de Paix.

VIVE L’EUROPE »

Jürgen Kroth 10 juin 2004

En écho au message de Jürgen

écrit par une Française, qui s’était jurée à la fin de la guerre de ne  jamais plus saisir la main d’un Allemand

Une année s’est écoulée depuis ce 6 juin qui nous a permis de nous rencontrer devant les monuments du souvenir à Foucarville. Moments d’émotion profonde, mouvement chaleureux comme une longue vague venue d’une source vive de paix fraternelle. Dans l’allégresse ensoleillée de cette journée de commémoration, cette poignée de mains, cette accolade que nous avons échangée étaient l’expression spontanée de cet élan vital dans la paix.

Je n’ai pas oublié, la pensée de cette rencontre m’a habitée au cours de tous ces mois écoulés, et très particulièrement lorsque je me suis rendue récemment au cimetière allemand d’Orglandes, devant cette grande étendue de verdure aux tombes innombrables, la prière était prière de paix pour tous ces hommes, vos compatriotes, et conjointement pour mon frère Michel, pilote d’avion mort au combat lui aussi le 22 mai 1940.

Paix à eux tous dans la vie éternelle ! Et paix sur cette terre d’Europe où il nous est donné de vivre !

Un pape originaire d’Allemagne ( Benoit XVI, Joseph Ratzinger ) a été choisi à Rome pour les catholiques du monde entier, c’est une grande joie dans mon cœur, Alléluia !

Au revoir, mon jeune ami venu d’Allemagne le 6 juin dernier.

Très fraternellement,

Marguerite

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