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N° 35 –  octobre  2016

« La paix restera hors d’atteinte tant qu’on ne se décidera pas à voir en l’homme autre chose que les horreurs qu’il peut commettre… nous n’avons pas fini de nous aimer » Danielle Mérian , avocate.

Le mois d’octobre s’en est allé avec sa palette de rouge et d’or et le plaisir de fouler les feuilles mortes. Les brumes caressent  le marais et invitent aux mystères. Tout semble paisible. Pourtant le cœur du monde continue de saigner dans le  chaos des guerres, Alep et Mossoul agonisent. Mais nous savons que des pépites de paix brillent çà et là au creux de l’être.

Le cahier d’intentions disponible dans l’église en témoigne : « la paix sera quand nous vivrons dans un monde sans haine. Chaque être humain est différent, que cette différence soit une force pour nous aider à faire un pas et vivre ensemble. » Anthony 20ans

La Maison de la Paix jubile de bonnes nouvelles. Après l’arrivée des deux sœurs, Marie-Paul et Marijo,  la grange qui a pleuré pendant tant d’années  va connaitre bientôt, nous l’espérons, une métamorphose. Une architecte a été retenue, avec un projet grand comme son cœur et le nôtre. De la chrysalide, un jour, sortira le papillon. Nous le croyons.

Octobre a été jalonné de rencontres et d’accueils. Sœurs venues partager fraternellement  un peu de notre vie, amis de passage, visiteurs-pèlerins, de l’église à la maison autour d’un café convivial.

            Le 24 octobre, l’équipe de pilotage s’est retrouvée, comme régulièrement, pour relire les évènements passés et réfléchir à des propositions concrètes. Après le démantèlement du camp des migrants à Calais, certains ont été envoyés vers différents lieux du département. L’accueil s’est montré parfois douloureux avec des oppositions violentes.  « Pas de migrants dans ce lieu saint » arborait une affiche près d’un sanctuaire marial. Avec diplomatie,  membres de la Pastorale des Migrants, curé de la paroisse et quelques personnes bienveillantes ont calmé les esprits et aidé à faire un pas  Quant à nous, il nous appartient de ne pas rester indifférents à ce qui se passe à notre porte. Au cours du mois de janvier nous proposerons   une rencontre avec toutes les personnes de bonne volonté qui se sentent interpellées par cette réalité. Que pouvons-nous et voulons-nous faire pour entendre la détresse de nos frères exilés ? Nous sommes en lien avec la pastorale des migrants et l’association France Terre d’Asile. La paix est un chemin intérieur qui touche chacun. « Les migrants sont nos frères et sœurs qui cherchent une vie meilleure » nous rappelle le pape François.

La Marche pour la Paix se profile déjà .La Maison de la Paix est particulièrement impliquée et l’équipe de préparation s’est retrouvée le 25 octobre .Sur le thème « ouvrons des chemins de paix », la marche nous conduira de Vindefontaine à Sainte Mère Eglise le samedi 27 mai.  Au-delà de  « pas de migrants dans ce lieu saint », marcher pour la paix nous invite à changer le regard et prendre le temps de la rencontre. La vie est aussi  de cette expérience. «  Nous n’avons pas fini de nous aimer ».

Sr. Anne-Françoise Angomard

Cette newsletter est à trois plumes, Marijo et Marie-Paul prennent  chacune la leur.

De Mariejo ayant rencontré à l’église la famille d’un vétéran américain, venue en pèlerin dans ce lieu de paix.

Lauren, Dave, Oren and Terri Hollader. Her father, Frank was here in Sainte Mere Eglise on June and Christmas 1944 but his memory is always how he experienced peace and  warm welcome from the wonderful priest and parishioners he and his troop with the 1st Army received quoting his words,  » we ate like kings! » and this memory from that time on gave hope, peace and love to him.And that Terri can bring, share and pass on this same experience of peace and Reconciliation she had found and experienced in the Church to his father. That Saint Mere Eglise is not just for tourists and visitors but they also become pilgrims in their experience of peace as they visit the Church. Same experience he (Frank) has on his visit on Christmas 1944, the experience that brought him peace, hope and love that replaced the pain and ugliness of the war (June 1944)Sister Marijo Lauren,Dave,Oren et Terri Hollader. Leur père Frank est resté ici à Sainte Mère de juin 1944 à Noël 1944, mais le point marquant pour lui reste la façon dont il a apprécié la paix et l’émouvant accueil que lui et sa troupe de la 1ière Armée ont reçu de la part de l’admirable prêtre et des paroissiens. Il suffit de citer ses mots  « nous avons diné comme des rois »et le souvenir de ce temps lui a apporté espoir, paix et amour……………….Et maintenant Terri peut apporter, partager et transmettre la même expérience de paix et de réconciliation constatée et pratiquée dans l’église de son père. Les touristes et visiteurs qui viennent à Sainte Mère peuvent également être pèlerins à travers leur apprentissage de la paix lorsqu’ils visitent l’église. La même expérience que Frank a faite lors de sa visite à Noël 1944, expérience qui lui a apporté la paix, l’espoir et l’amour et qui a remplacé la douleur et l’horreur de la guerre (juin 1944).Traduit de l’anglais par Francine

FORMATION à la NON VIOLENCE        ÿÿÿ                             

PAX CHRISTI : les 8-9 octobre 2016

Les 8 et 9 octobre Soeurs Simone, Marijo et Marie Paul ont participé à une session de formation à la non violence organisée par Pax Christi.

Des interventions très denses sur des thèmes qui nous touchent de près: « La relation non violente dans l’éducation, Non violence et Evangile, La non violence face aux conflits armés d’hier et aujourd’hui, Communication et non violence » 

Des ateliers de mises en situations concrètes ont facilité la connaissance entre participants et ont donné lieu à des partages profonds.

Quelques réflexions – Quelque soit l’expérience, dans la Bible, dans l’éducation, dans les guerres comme dans les conflits interpersonnels, nous avons pu constater que la violence est parfois nécessaire, mais jamais légitime.

– La violence est toujours un échec : un échec au dialogue, à la relation, à la négociation. Un échec à la vie. La violence porte en elle des traces de mort.

– La non violence n’est pas uniquement une technique ou un outil. Elle est un style de vie.

Quatre mots sont souvent revenus : confiance, patience, conscience et vie. Ils ouvrent  un AVENIR.

Soeur Marie-Paul

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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